EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

 » Ne cherchez pas d’excuses »

« foncez!! »

 

Saisir l’instant poésie.

Tu mérites un amour, de Frida Kahlo (1907-1954)

Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lorsqu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.

Photo @jpdc

PETIT CŒUR DORÉ

Sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel étaient assis tous les cœurs du monde.

Il y avait les petits cœurs de toutes les couleurs, cœur doré, cœur bleu, cœur rose.

A côté les dissipés cœur de lion et bouge ton cœur, incapables de rester assis cinq minutes.

Grand cœur, cœur ouvert et atout cœur restaient tranquilles et souriants.

Cœur léger tenait la main de cœur d’artichaut, ils planaient un peu tous les deux, mais étaient toujours à côté de cœur lourd pour lui sourire.

Dans la boite, il y avait cœur brisé qui petit à petit se recollait.

Cœur de pierre lui avait un nuage rien que pour lui. Le nuage l’enveloppait de toute sa douceur pour le réparer.

Le cœur noirceur était collé à l’arc-en-ciel qui le noyait de toutes ses couleurs.

Oui sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel, il y avait bien tous les cœurs du monde. Ensemble, ils regardaient vers la terre où tous avaient une histoire. Ils veillaient avec amour.

Petit cœur doré avait très envie de raconter son histoire. Il en avait croisé des cœurs dans sa vie sur terre.

 Les premiers, ceux de ses parents, lui avaient donné le rythme de la vie avec beaucoup d’amour. Tout était simple, sourire, dormir, manger, jouer.

A l’école, alors là, il y en avait des cœurs, mais c’était plus difficile. Il fallait décoder !! Il y avait des moments où la maitresse mettait tous les cœurs à l’unisson quand elle racontait une histoire ou quand c’était le moment de chanter. Pendant la récréation, c’étaient les cœurs à tue-tête.

« Cœur qui rit et cœur qui pleure, cœur qui crie et cœur puni ».

A la maison, d’autres cœurs étaient arrivés et il fallait se partager l’amour entre tous. Pas toujours facile de ne plus être le premier.

Petit cœur doré a eu le cœur brisé plus d’une fois. La première fois, ses parents lui ont dit que mamie au grand cœur était partie, il n’a pas compris. La mamie qui le prenait dans ses bras et lui donnait des bonbons en cachette n’était plus là dans sa maison. Elle était où alors ? Au ciel où elle se reposait d’une belle et longue vie. Petit cœur doré pensait qu’il l’avait fatiguée peut être en faisant des bêtises et des caprices. Non, ce n’était pas ça. C’était l’heure tout simplement de sa mort. Jésus veillait sur elle au ciel et ensemble ils veillaient sur lui.

Souvent, très souvent petit cœur doré se demandait si l’étoile là-haut c’était eux ou s’ils étaient assis sur les nuages encore plus haut. Il a mieux prié après. Il savait qu’il parlait à Dieu et à mamie, au cœur de sa mamie.

Petit cœur doré a grandi et après une longue maladie il est mort aussi. Les battements de son cœur se sont arrêtés, mais son cœur s’est trouvé gonflé d’amour auprès de Dieu et des hommes.

Dieu l’avait promis à Noé il y a très, très longtemps. L’arc-en-ciel est devenu le signe visible de l’amour de Dieu, de son alliance avec nous tous. L’arc-en-ciel, c’est le toboggan vers la vie et la remontée vers l’au-delà. De chaque côté, il y a un trésor à découvrir, l’amour !

Mais sur terre, cela ne tient qu’à nous, à toi petit cœur, à toi grand cœur, à tous les cœurs, en toute liberté, de garder la lampe allumée.

Bettina 22 octobre 2020

Il arrive un âge où on n’a plus d’âge. Je fais partie de la tribu des sexas, mot qui va très vite détrôner les quinquas, petits jeunes dans cette population qui vieillit lentement pourvu qu’on ait la santé bien sûr. Je fais partie de ces femmes de 60 ans qui ont élevé leurs enfants et accèdent enfin à la liberté de s’occuper d’elle-même (au moins un peu plus).

Alors la retraite, très peu pour moi. Tout d’abord la nécessité de travailler pour vivre et l’envie de rester dans le monde. Ensuite, moins regarder sa montre et goûter l’instant. Enfin profiter de notre parcours des années 60 à nos jours.

Ma génération a connu la naissance de la télévision, l’accessibilité aux voyages, la culture et la littérature, la naissance des ordinateurs et des modes de communication dont internet et le portable, le footing, la gymtonic et surtout le grand saut dans le melting-pot culturel et sociétal. Tout est sans cesse à redécouvrir et nous sollicite intellectuellement.

Ce qui sera le plus difficile, dans les années à venir, ce sera vivre ensemble. Je pense que l’on a tous besoin des autres pour vivre mieux. Je reste persuadée qu’un mot gentil, un sourire, une attention peuvent tout changer ou au moins la journée d’une personne et c’est un bon début. Je vais continuer à raconter des histoires et même si l’optimisme et la gentillesse sont des sentiments niais, je persisterai. À bientôt de vous écrire.

Brandissons nos livres et nos stylos

Vous souvenez-vous de Malala Yousafzai ?

Depuis l’âge de onze ans, elle milite pour la scolarisation et l’éducation universelle. Le 9 octobre 2012, un taliban armé lui tire une balle dans la tête dans un bus scolaire. Malala survit et prononce un discours devant l’Assemblée pour la jeunesse au siège des Nations Unies à New York le 12 juillet 2013. Je viens de relire ce discours et en voici un extrait :

« Nous ne mesurons l’importance de la lumière que si nous sommes plongés dans l’obscurité. Nous ne connaissons la force de notre voix qui si nous sommes réduits au silence.De la même façon, quand nous étions à Swat, au nord du Pakistan, nous n’avons compris l’importance des stylos et des livres qu’en voyant arriver les armes. Une vieille sagesse dit que le glaive est toujours battu par l’esprit. C’est vrai. Hier comme aujourd’hui, les extrémistes ont peur des livres et des stylos. Le pouvoir de l’éducation leur fait peur. Les femmes leur font peur. Le pouvoir de la voix des femmes leur fait peur…Alors lançons-nous dans une glorieuse campagne contre l’illettrisme, la misère, le terrorisme, brandissons nos livres et nos stylos. Il n’existe pas d’armes plus puissantes.

Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution. Priorité à l’éducation. »

Et maintenant ?

Aujourd’hui, ce discours est toujours aussi essentiel. Dans les pays en guerre bien sûr, mais aussi chez nous en France, l’éducation est sans cesse à protéger, à propager et à inciter. Tous nos enfants ont droit à une éducation de qualité égale. La République en est responsable, liberté, égalité et fraternité ne sont pas de vains mots.

Prenons soin des enfants, ils sont le présent et l’avenir. Lisons des histoires, parlons, sortons de nos habitudes.

C’est l’été, la saison idéale pour parler d’amour paraît-il ?

Je n’en suis pas si sûre.

L’amour se rit du chaud ou du froid

C’est lui qui fixe la température

L’amour lie l’esprit au cœur, ton cœur à mon esprit ou mon cœur à ton esprit

Peu importe

Notre communication s’est faite sans filtres et sans filets.

Avons-nous eu le choix ?

Peu importe

L’instant a été instantané

Nos regards ont fusionné et nous vivons la révélation

L’amour nous emporte et la musique démarre

Que sera sera, what ever will be will be

L’avenir nous le dira

Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas seulement être aimée

Je veux être choisie.

Mais goutons l’instant présent et vivons l’été.

Bettina 25 juillet 2019

Mon roman à venir

LES ANGES GARDIENS

Ce matin, lors de ma revue de presse éclectique, un titre m’a interpelé « les anges gardiens lisent-ils dans nos pensées ? » J’aime beaucoup découvrir des questions qu’on ne se poserait jamais, en bien ou en mal, c’est selon et par là même, essayer d’y répondre. Croyant ou  pas, nous aimons l’idée que nous avons un ange gardien qui nous protège car telle est sa mission. Et s’il peut être infaillible, c’est mieux.

L’ange gardien apparaît dans les premiers textes de l’Ancien Testament et il est écrit que chaque être humain, qu’il soit chrétien ou non, a un ange gardien assigné à sa protection. Il serait là pour nous aider « à nous conduire à la vie ».

Chaque âme a son ange.

Les anges sont des créatures purement spirituelles. La première représentation d’un ange ailé a été trouvée sur le sarcophage d’un prince, découvert à Sarigüzel, près d’Istanbul, daté de 379 à 395. Les ailes permettent de s’approcher du ciel et du divin.

Les oiseaux sont messagers pour Noé et son arche par exemple pour signifier la fin du déluge.  Mais 3000 ans avant notre ère, le dieu Hermès, le messager des dieux grecs est représenté portant un casque et des sandales ailés. Lui conduisait les âmes en enfer donc rien d’angélique pour ce messager.

Les anges ont aussi une hiérarchie.

Les séraphins sont les plus puissants, les plus proches de Dieu, un serpent « brûlant » du désert avec trois paires d’ailes.

Les chérubins, anges puissants que l’on représente ronds et doux sont les gardiens de l’arbre de vie qui nous empêchent de retourner dans le jardin d’Éden.

Les trônes représentent l’ordre sur terre, le siège de Dieu.

Les dominations luttent contre tout ce qui enchaîne le cœur de l’homme et l’empêche d’être libre

Les vertus soufflent courage et confiance

Les puissances sont un rempart

Les principautés veillent sur le plan de salut des hommes

Les archanges reçoivent leur mission des sept ordres et leur mission est d’expliquer, de dévoiler et de révéler les prophéties

Et les plus proches de nous sont les derniers, les anges.

Je vous laisse avec votre ange gardien et ce poème de Jacques Prévert

Être ange
C’est étrange
Dit l’ange
Être âne
C’est étrâne
Dit l’âne 
Cela ne veut rien dire 
Dit l’ange en haussant les ailes
Pourtant
Si étrange veut dire quelque chose
Etrâne est plus étrange qu’étrange
Dit l’âne
Étrange est
Dit l’ange en tapant des pieds
Étranger vous-même
Dit l’âne
Et il s’envole

Il était une fois une petite poulette brune et blanche avec quelques plumes jaunes aussi. Elle s’appelait pâquerette, comme la fleur des champs.

Elle vivait cachée entre quelques planches abandonnées dans un vieux quartier au fond d’un bidonville.

Dans ce bidonville, il y avait beaucoup de familles et beaucoup d’enfants. C’était un bidonville très coloré, bruyant, agité mais une chose était sûre, il n’y avait pas grand-chose à manger.

Pâquerette, notre poulette, vivait parmi les gens mais cachée. Elle ne se montrait jamais en plein jour.

Bien trop risqué pour ses plumes. Pâquerette était sage !!

Mais en plus d’être sage, notre Pâquerette était un peu magicienne.

 

Une maman prénommée Sarah vivait seule dans la cabane la plus proche. Elle élevait ses 5 enfants du mieux qu’elle pouvait en travaillant comme femme de ménage la journée et en faisant de la couture la nuit tombée.

Pâquerette voyait tout cela.

C’est comme ça que notre poulette prit l’habitude d’aller pondre ses œufs dans un petit coin de la maison mais en pleine nuit. Chaque matin, la maman était émerveillée et faisait une magnifique omelette pour ses enfants. Ils ne partaient jamais à l’école le ventre vide. Sarah ne se demandait plus comment cela était possible ces œufs chaque jour.

Elle remerciait Dieu et la Vierge Marie de veiller ainsi sur toute la famille.

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