EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

 » Ne cherchez pas d’excuses »

« foncez!! »

 

Attention au monde

« Venus de tous les continents, croyants et non-croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des hommes. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des hommes. » SIMONE VEIL

Fernando Pessoa : il y a toujours un élan créatif a tirer de toute advertsité !

« De tout il restera trois choses :

La certitude que tout était en train de commencer
La certitude qu’il fallait continuer
La certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, une danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…
une rencontre »

Parlons d’intuition

Une chose singulière que l’intuition, d’abord parce qu’elle se conjugue à l’unité, avoir une intuition, et ensuite parce qu’elle est intime.

Pour apprivoiser l’intuition, il faut y croire et apprendre à la recevoir. Cela nécessite une forme de calme et d’intranquillité qui nous oblige à nous ouvrir à la perception.

Plus simplement, il faut être à l’écoute et laisser passer les signes. Ils peuvent prendre la forme de rêves, de sensations, de rencontres, de surprises, autant de marqueurs dans notre inconscient.

J’ai tout d’abord l’intuition de Dieu, c’est ce qui fonde ma foi. C’est ce qui ancre l’inexplicable. J’ai accueilli cette sensation comme essentielle.

Ensuite, j’ai l’intuition de mes enfants. Pendant des années, je les ai ressentis, même à distance. Là, je peux parle d’intranquillité car l’intuition est souvent une alerte, la sensation que quelque chose va arriver. Se pose alors le problème de l’utilisation de cette information qui m’habite physiquement. Prévenir, alerter, attendre, faire confiance, envoyer des ondes positives, il n’y a pas de bonne réponse, juste la vie. Cette intuition maternelle s’est transformée au fil des années, comme si le transfert était accompli.

Et vient l’intuition au quotidien. La plupart du temps, elle sera suivie sans être conceptualisée, par habitude de prendre cette fraction de seconde avant d’agir. Mais on a aussi besoin de la solliciter selon les étapes dans nos vies, privée et professionnelle. Là, il faudra prendre le temps, offrir l’espace, et comme disait Einstein, « avoir cette sensation au bout des doigts ». Si l’intuition est singulière, notre personnalité est multiple. Pour répondre à une question envahissante, il va falloir aller chercher le bon allié en nous, le côté de nous qui peut agir au mieux. La réponse peut venir en rêve pendant notre sommeil ou bien pendant un temps de calme et d’introspection, divagation de l’âme.

L’intuition fascine. Instinct, présentiment, prémonition, don, magie ? C’est en fait une faculté à la portée de tous, notre « petite musique intérieure », une aide précieuse. Libre à nous de la suivre.

Bettina Kerstens-Mesclon

17 avril 2020

Un tatouage, c’est une marque volontaire et indélébile que l’on affiche sur son corps.

J’ai un tatouage, un coquelicot, cette fleur si forte et si fragile.

Le coquelicot dit: Rosée, tu es lourde ce matin, mes pétales ploient. Roule, gouttelette, va abreuver l’herbe et le sol. Laisse-moi mes heures vives, le carmin de mes atours. Réveille le vert de mes feuilles, nourrit mes racines.

Moi, coquelicot, ma vie est ici et mon temps est compté. C’est ainsi depuis l’éternité, mais sait-tu ce que j’aimerai? Une seule journée sans danger, où je pourrai tournoyer, laisser mes pétales étinceler, ma corolle tournoyer, mon rouge éblouir même le soleil et être beau, le coquelicot le plus beau.

Pour mes 60 ans, mes enfants m’ont offert un tatouage, un coquelicot à quatre pétales.

Je les ai dans la peau !

Merci à Carin Silver , Physalistatoo, Paris

La liberté, oui mais qu’est-ce donc ?

 Le prérequis est d’être vivant, enfin je crois.

Il ne faut aucune entrave, enfin cela parait logique.

Pouvoir bouger et se déplacer, évident ou pas.

Réfléchir, penser, avoir une opinion, possible pour tous ?

Parler, écrire, s’exprimer, à qui et pourquoi ?

Confinée et libre aujourd’hui mais hier ? libre et confinée dans mon monde ?

Alors chère liberté, j’écrirai ton nom, je goûterai à ta proposition, j’essaierai de t’apprivoiser, je penserai à toi et je te revendiquerai. Mais seras-tu là où je te veux …

Anya et Leïla m’ont dit: enfin tu vas avoir le temps d’écrire la suite de notre histoire; on se languissait à piétiner dans le quartier de Montmartre et à Glacière. Concentre-toi et ouvre la boite à mots. Que le manège imaginaire se mette à tourner. Ton virus c’est bien l’écriture donc à ton clavier!! D’ailleurs Pascal Vanier attend des pages de relecture. Tes fans attendent la suite et se demandent s’il est possible que nous restions positives, optimistes avec un grain de folie dans ce monde (réel ou virtuel, difficile à classer). Bettina, on compte sur toi..

Nous avons souhaité une bonne année, envoyé nos meilleurs vœux pour 2020!🌟

Des millions de sms ont été envoyés , grande liesse et partage.🥂

Mais bon, si j’envoie mes meilleurs vœux à quelqu’un, cela m’engage quand même à minima.

Si mon ami-e ou connaissance a la tête sous l’eau, j’envoie donc au moins un tuba pour qu’il puisse reprendre sa respiration, mais je peux aussi lui tendre la main pour qu’il sorte la tête de l’eau et si vraiment je suis concerné-e, j’irai jusqu’à l’envelopper dans une couverture pour qu’il retrouve un peu de chaleur.

Alors oui, souhaitons nous tous une bonne et heureuse année et engageons-nous à y veiller.