EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

 » Ne cherchez pas d’excuses »

« foncez!! »

 

Il arrive un âge où on n’a plus d’âge. Je fais partie de la tribu des sexas, mot qui va très vite détrôner les quinquas, petits jeunes dans cette population qui vieillit lentement pourvu qu’on ait la santé bien sûr. Je fais partie de ces femmes de 60 ans qui ont élevé leurs enfants et accèdent enfin à la liberté de s’occuper d’elle-même (au moins un peu plus).

Alors la retraite, très peu pour moi. Tout d’abord la nécessité de travailler pour vivre et l’envie de rester dans le monde. Ensuite, moins regarder sa montre et goûter l’instant. Enfin profiter de notre parcours des années 60 à nos jours.

Ma génération a connu la naissance de la télévision, l’accessibilité aux voyages, la culture et la littérature, la naissance des ordinateurs et des modes de communication dont internet et le portable, le footing, la gymtonic et surtout le grand saut dans le melting-pot culturel et sociétal. Tout est sans cesse à redécouvrir et nous sollicite intellectuellement.

Ce qui sera le plus difficile, dans les années à venir, ce sera vivre ensemble. Je pense que l’on a tous besoin des autres pour vivre mieux. Je reste persuadée qu’un mot gentil, un sourire, une attention peuvent tout changer ou au moins la journée d’une personne et c’est un bon début. Je vais continuer à raconter des histoires et même si l’optimisme et la gentillesse sont des sentiments niais, je persisterai. À bientôt de vous écrire.

C’est l’été, la saison idéale pour parler d’amour paraît-il ?

Je n’en suis pas si sûre.

L’amour se rit du chaud ou du froid

C’est lui qui fixe la température

L’amour lie l’esprit au cœur, ton cœur à mon esprit ou mon cœur à ton esprit

Peu importe

Notre communication s’est faite sans filtres et sans filets.

Avons-nous eu le choix ?

Peu importe

L’instant a été instantané

Nos regards ont fusionné et nous vivons la révélation

L’amour nous emporte et la musique démarre

Que sera sera, what ever will be will be

L’avenir nous le dira

Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas seulement être aimée

Je veux être choisie.

Mais goutons l’instant présent et vivons l’été.

Bettina 25 juillet 2019

Mon roman à venir

Voir son livre en librairie c’est un vrai plaisir et une grande fierté.

Pourvu que les gens l’aiment et adhèrent à mon univers. Ils auront de nouveaux amis Anya et Leïla ainsi que Fred et Mika. Écrire pour créer des illusions réelles et des impressions, des sentiments, c’est une grande force.

Bonne lecture

Coup de cœur ! À LIRE

LE PETIT LOUIS de Pascal Vanier, écrivain généreux et habité.

 

Biographie romancée d’un petit émigré Portugais arrivé en décembre 1967 à Rothau, dans la magnifique vallée de la Bruche, à quelques kilomètres de Strasbourg.

…« Cette fois, il n’y avait plus de doute, les papiers du voyage étaient là et il fallait songer à préparer le départ qui était prévu pour le 6 décembre 1967, date mentionnée sur le billet de train. Chaque jour je le sortais du tiroir de la salle à manger où il était rangé avec les autres documents nécessaires au voyage. Chaque jour je lisais à haute voix devant maman l’horaire de départ et celui prévu de l’arrivée, deux jours plus tard dans la ville de Rothau, au nom encore un peu portugais dans ma tête d’enfant : Roto.

Les courriers de France arrivaient beaucoup moins espacés ces derniers temps, un par semaine environ. Pai donnait à ma mère des idées pour l’aider dans sa difficile tâche, celle de se séparer de leurs biens, un peu les nôtres car je n’étais jamais oublié dans ses courriers. Chaque fois, le papier du bonbon avait une couleur différente et chaque fois, le goût de l’Alsace parvenait jusqu’au plus profond de mes entrailles. J’avais aussi des missions et non des moindres, du genre : « Sois sage avec Maman, elle a besoin de toi » ou « Veille sur elle, elle a beaucoup de choses importantes à faire dans les prochains jours ». Et moi, je faisais comme il me disait. Je veillais, j’étais sage, j’aidais… »

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