Qu’est-il le plus grave?

Perdre ses rêves ou perdre ses illusions?

Se souvenir qu’on a rêvé, c’est bien, croire que les rêves sont possibles c’est jouissif.

Réaliser que non ? Ne plus se faire d’illusions? C’est un bien triste constat.

Une illusion, dans le domaine de la pensée, est une conception ou une croyance erronée, une erreur de jugement ou un raisonnement incorrect.

Se faire des illusions est donc penser à des choses qui n’arriveront jamais car illusoires. On voit ce qui n’existe pas.

Mais rêver alors ? Cela regarde la nuit et le jour, ce que le jour influence sur notre sommeil et ce que les fruits de la nuit diront à notre journée.

En pratique donc, on peut rêver chaque fois que l’on dort, sans volonté aucune et sans contrôle. Le rêve éveillé rejoint nos illusions parfois mais le rêve a quelque chose en plus, la dimension du possible. Il peut même nous procurer une force indicible et nous aider à aller plus loin, à concrétiser des projets, à nourrir notre petite part de folie. Il peut se réaliser mais surtout il rend heureux l’espace d’un instant.

Alors perdre ses illusions serait un pléonasme car elles sont perdues d’avance puisque illusoires. On ne peut pas se nourrir d’illusions. Balzac l’écrit et les utilisent comme arme du plus rusé et fourbe contre la plus pure âme. Nourrir l’autre d’illusions est cruel car il les verra comme des possibles et même comme des rêves réalisables.

Mais rêver c’est se sentir vivant, toujours en chemin et rempli d’optimisme.

Qui gagnera la course, le rêve ou la réalité ?

Et j’en vois certains conclure: « Vous avez quatre heures! »

Bettina, 12 février 2020