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Une feuille de chou peut communiquer !
Grande découverte, non pas des nouvelles dans une feuille de chou, mais un subtil parfum dégagé par la plante qui lui permet d’alerter d’un danger et d’appeler à l’aide un insecte salvateur.
Un lien avec cette idée que le chou est source de fécondité grâce à ses multiples feuilles superposées tout comme la rose ?
Où quand la science et la littérature se jouent de nos sens !
A lire « ton parfum me fait tourner la tête » ou l’odeur est l’intelligence des fleurs.
Soyons curieux!
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EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

Saisir l’instant poésie.

Tu mérites un amour, de Frida Kahlo (1907-1954)

Tu mérites un amour décoiffant, qui te pousse à te lever rapidement le matin, et qui éloigne tous ces démons qui ne te laissent pas dormir.

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité, capable de décrocher la lune lorsqu’il marche à tes côtés, qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.

Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie.

Photo @jpdc

PETIT CŒUR DORÉ

Sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel étaient assis tous les cœurs du monde.

Il y avait les petits cœurs de toutes les couleurs, cœur doré, cœur bleu, cœur rose.

A côté les dissipés cœur de lion et bouge ton cœur, incapables de rester assis cinq minutes.

Grand cœur, cœur ouvert et atout cœur restaient tranquilles et souriants.

Cœur léger tenait la main de cœur d’artichaut, ils planaient un peu tous les deux, mais étaient toujours à côté de cœur lourd pour lui sourire.

Dans la boite, il y avait cœur brisé qui petit à petit se recollait.

Cœur de pierre lui avait un nuage rien que pour lui. Le nuage l’enveloppait de toute sa douceur pour le réparer.

Le cœur noirceur était collé à l’arc-en-ciel qui le noyait de toutes ses couleurs.

Oui sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel, il y avait bien tous les cœurs du monde. Ensemble, ils regardaient vers la terre où tous avaient une histoire. Ils veillaient avec amour.

Petit cœur doré avait très envie de raconter son histoire. Il en avait croisé des cœurs dans sa vie sur terre.

 Les premiers, ceux de ses parents, lui avaient donné le rythme de la vie avec beaucoup d’amour. Tout était simple, sourire, dormir, manger, jouer.

A l’école, alors là, il y en avait des cœurs, mais c’était plus difficile. Il fallait décoder !! Il y avait des moments où la maitresse mettait tous les cœurs à l’unisson quand elle racontait une histoire ou quand c’était le moment de chanter. Pendant la récréation, c’étaient les cœurs à tue-tête.

« Cœur qui rit et cœur qui pleure, cœur qui crie et cœur puni ».

A la maison, d’autres cœurs étaient arrivés et il fallait se partager l’amour entre tous. Pas toujours facile de ne plus être le premier.

Petit cœur doré a eu le cœur brisé plus d’une fois. La première fois, ses parents lui ont dit que mamie au grand cœur était partie, il n’a pas compris. La mamie qui le prenait dans ses bras et lui donnait des bonbons en cachette n’était plus là dans sa maison. Elle était où alors ? Au ciel où elle se reposait d’une belle et longue vie. Petit cœur doré pensait qu’il l’avait fatiguée peut être en faisant des bêtises et des caprices. Non, ce n’était pas ça. C’était l’heure tout simplement de sa mort. Jésus veillait sur elle au ciel et ensemble ils veillaient sur lui.

Souvent, très souvent petit cœur doré se demandait si l’étoile là-haut c’était eux ou s’ils étaient assis sur les nuages encore plus haut. Il a mieux prié après. Il savait qu’il parlait à Dieu et à mamie, au cœur de sa mamie.

Petit cœur doré a grandi et après une longue maladie il est mort aussi. Les battements de son cœur se sont arrêtés, mais son cœur s’est trouvé gonflé d’amour auprès de Dieu et des hommes.

Dieu l’avait promis à Noé il y a très, très longtemps. L’arc-en-ciel est devenu le signe visible de l’amour de Dieu, de son alliance avec nous tous. L’arc-en-ciel, c’est le toboggan vers la vie et la remontée vers l’au-delà. De chaque côté, il y a un trésor à découvrir, l’amour !

Mais sur terre, cela ne tient qu’à nous, à toi petit cœur, à toi grand cœur, à tous les cœurs, en toute liberté, de garder la lampe allumée.

Bettina 22 octobre 2020

Fernando Pessoa : il y a toujours un élan créatif a tirer de toute advertsité !

« De tout il restera trois choses :

La certitude que tout était en train de commencer
La certitude qu’il fallait continuer
La certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, une danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…
une rencontre »

Parlons d’intuition

Une chose singulière que l’intuition, d’abord parce qu’elle se conjugue à l’unité, avoir une intuition, et ensuite parce qu’elle est intime.

Pour apprivoiser l’intuition, il faut y croire et apprendre à la recevoir. Cela nécessite une forme de calme et d’intranquillité qui nous oblige à nous ouvrir à la perception.

Plus simplement, il faut être à l’écoute et laisser passer les signes. Ils peuvent prendre la forme de rêves, de sensations, de rencontres, de surprises, autant de marqueurs dans notre inconscient.

J’ai tout d’abord l’intuition de Dieu, c’est ce qui fonde ma foi. C’est ce qui ancre l’inexplicable. J’ai accueilli cette sensation comme essentielle.

Ensuite, j’ai l’intuition de mes enfants. Pendant des années, je les ai ressentis, même à distance. Là, je peux parle d’intranquillité car l’intuition est souvent une alerte, la sensation que quelque chose va arriver. Se pose alors le problème de l’utilisation de cette information qui m’habite physiquement. Prévenir, alerter, attendre, faire confiance, envoyer des ondes positives, il n’y a pas de bonne réponse, juste la vie. Cette intuition maternelle s’est transformée au fil des années, comme si le transfert était accompli.

Et vient l’intuition au quotidien. La plupart du temps, elle sera suivie sans être conceptualisée, par habitude de prendre cette fraction de seconde avant d’agir. Mais on a aussi besoin de la solliciter selon les étapes dans nos vies, privée et professionnelle. Là, il faudra prendre le temps, offrir l’espace, et comme disait Einstein, « avoir cette sensation au bout des doigts ». Si l’intuition est singulière, notre personnalité est multiple. Pour répondre à une question envahissante, il va falloir aller chercher le bon allié en nous, le côté de nous qui peut agir au mieux. La réponse peut venir en rêve pendant notre sommeil ou bien pendant un temps de calme et d’introspection, divagation de l’âme.

L’intuition fascine. Instinct, présentiment, prémonition, don, magie ? C’est en fait une faculté à la portée de tous, notre « petite musique intérieure », une aide précieuse. Libre à nous de la suivre.

Bettina Kerstens-Mesclon

17 avril 2020

La liberté, oui mais qu’est-ce donc ?

 Le prérequis est d’être vivant, enfin je crois.

Il ne faut aucune entrave, enfin cela parait logique.

Pouvoir bouger et se déplacer, évident ou pas.

Réfléchir, penser, avoir une opinion, possible pour tous ?

Parler, écrire, s’exprimer, à qui et pourquoi ?

Confinée et libre aujourd’hui mais hier ? libre et confinée dans mon monde ?

Alors chère liberté, j’écrirai ton nom, je goûterai à ta proposition, j’essaierai de t’apprivoiser, je penserai à toi et je te revendiquerai. Mais seras-tu là où je te veux …

Les oiseaux et la murmuration

Les oiseaux se réunissent le soir pour former une communauté et se percher ensemble afin de se protéger. Ils arrivent à voler en groupe,  à exécuter une danse céleste, à essayer de rester ensemble. Certains s’isolent et se fragilisent ainsi.

Qu’arrive-t-il à notre société si nous n’arrivons pas à voler ensemble ?

Nous sommes faits pour vivre ensemble, s’accepter les uns les autres. Notre planète a besoin de nos soins à tous ; l’effet colibri, la goutte d’eau, chacun fait sa part.

La murmuration

La murmuration est appliquée en management : « Le management en vol groupé réenclenche des effets d’entraînements solidaires qui, sur la durée, se révèlent irréversibles » (école du génie mutuel)

Quand on a goûté au travail collectif en volant tous dans le même sens, ça fonctionne. En couple, c’est l’idéal , entre amis, entre collègues, partout.

Pourquoi la murmuration m’a touchée ?

Ma mère a été admise aux urgences à l’hôpital Lapeyronie, amenée par les pompiers après une chute. Du départ de sa maison, prise en charge par les pompiers, reçue par l’équipe des urgences, transférée le lendemain par des ambulanciers et prise en charge par une autre équipe de soignants ! Voilà la murmuration du jour ! Chacun dans cette chaîne a pris ma mère en charge pour lui éviter l’isolement et lui sauver la vie. Une équipe unie par leur métier et leur engagement. Tous ses gens à qui je dis Merci !

vol d'oiseaux

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