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PETIT CŒUR DORÉ

Sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel étaient assis tous les cœurs du monde.

Il y avait les petits cœurs de toutes les couleurs, cœur doré, cœur bleu, cœur rose.

A côté les dissipés cœur de lion et bouge ton cœur, incapables de rester assis cinq minutes.

Grand cœur, cœur ouvert et atout cœur restaient tranquilles et souriants.

Cœur léger tenait la main de cœur d’artichaut, ils planaient un peu tous les deux, mais étaient toujours à côté de cœur lourd pour lui sourire.

Dans la boite, il y avait cœur brisé qui petit à petit se recollait.

Cœur de pierre lui avait un nuage rien que pour lui. Le nuage l’enveloppait de toute sa douceur pour le réparer.

Le cœur noirceur était collé à l’arc-en-ciel qui le noyait de toutes ses couleurs.

Oui sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel, il y avait bien tous les cœurs du monde. Ensemble, ils regardaient vers la terre où tous avaient une histoire. Ils veillaient avec amour.

Petit cœur doré avait très envie de raconter son histoire. Il en avait croisé des cœurs dans sa vie sur terre.

 Les premiers, ceux de ses parents, lui avaient donné le rythme de la vie avec beaucoup d’amour. Tout était simple, sourire, dormir, manger, jouer.

A l’école, alors là, il y en avait des cœurs, mais c’était plus difficile. Il fallait décoder !! Il y avait des moments où la maitresse mettait tous les cœurs à l’unisson quand elle racontait une histoire ou quand c’était le moment de chanter. Pendant la récréation, c’étaient les cœurs à tue-tête.

« Cœur qui rit et cœur qui pleure, cœur qui crie et cœur puni ».

A la maison, d’autres cœurs étaient arrivés et il fallait se partager l’amour entre tous. Pas toujours facile de ne plus être le premier.

Petit cœur doré a eu le cœur brisé plus d’une fois. La première fois, ses parents lui ont dit que mamie au grand cœur était partie, il n’a pas compris. La mamie qui le prenait dans ses bras et lui donnait des bonbons en cachette n’était plus là dans sa maison. Elle était où alors ? Au ciel où elle se reposait d’une belle et longue vie. Petit cœur doré pensait qu’il l’avait fatiguée peut être en faisant des bêtises et des caprices. Non, ce n’était pas ça. C’était l’heure tout simplement de sa mort. Jésus veillait sur elle au ciel et ensemble ils veillaient sur lui.

Souvent, très souvent petit cœur doré se demandait si l’étoile là-haut c’était eux ou s’ils étaient assis sur les nuages encore plus haut. Il a mieux prié après. Il savait qu’il parlait à Dieu et à mamie, au cœur de sa mamie.

Petit cœur doré a grandi et après une longue maladie il est mort aussi. Les battements de son cœur se sont arrêtés, mais son cœur s’est trouvé gonflé d’amour auprès de Dieu et des hommes.

Dieu l’avait promis à Noé il y a très, très longtemps. L’arc-en-ciel est devenu le signe visible de l’amour de Dieu, de son alliance avec nous tous. L’arc-en-ciel, c’est le toboggan vers la vie et la remontée vers l’au-delà. De chaque côté, il y a un trésor à découvrir, l’amour !

Mais sur terre, cela ne tient qu’à nous, à toi petit cœur, à toi grand cœur, à tous les cœurs, en toute liberté, de garder la lampe allumée.

Bettina 22 octobre 2020

Brandissons nos livres et nos stylos

Vous souvenez-vous de Malala Yousafzai ?

Depuis l’âge de onze ans, elle milite pour la scolarisation et l’éducation universelle. Le 9 octobre 2012, un taliban armé lui tire une balle dans la tête dans un bus scolaire. Malala survit et prononce un discours devant l’Assemblée pour la jeunesse au siège des Nations Unies à New York le 12 juillet 2013. Je viens de relire ce discours et en voici un extrait :

« Nous ne mesurons l’importance de la lumière que si nous sommes plongés dans l’obscurité. Nous ne connaissons la force de notre voix qui si nous sommes réduits au silence.De la même façon, quand nous étions à Swat, au nord du Pakistan, nous n’avons compris l’importance des stylos et des livres qu’en voyant arriver les armes. Une vieille sagesse dit que le glaive est toujours battu par l’esprit. C’est vrai. Hier comme aujourd’hui, les extrémistes ont peur des livres et des stylos. Le pouvoir de l’éducation leur fait peur. Les femmes leur font peur. Le pouvoir de la voix des femmes leur fait peur…Alors lançons-nous dans une glorieuse campagne contre l’illettrisme, la misère, le terrorisme, brandissons nos livres et nos stylos. Il n’existe pas d’armes plus puissantes.

Un enfant, un enseignant, un livre et un stylo peuvent changer le monde. L’éducation est la seule solution. Priorité à l’éducation. »

Et maintenant ?

Aujourd’hui, ce discours est toujours aussi essentiel. Dans les pays en guerre bien sûr, mais aussi chez nous en France, l’éducation est sans cesse à protéger, à propager et à inciter. Tous nos enfants ont droit à une éducation de qualité égale. La République en est responsable, liberté, égalité et fraternité ne sont pas de vains mots.

Prenons soin des enfants, ils sont le présent et l’avenir. Lisons des histoires, parlons, sortons de nos habitudes.

Un mot…

Il paraîtrait que le mot NOMOPHOBIE est LE Mot de l’Année.

La nomophobie est la peur de ne plus avoir accès à son téléphone ou aux données contenues en mémoire. Ce choix est très intéressant quand on le confronte au mouvement des gilets jaunes qui eux sont sortis de chez eux pour vivre ensemble quelque chose d’unique.

Entrer en contact de toutes les manières possibles en passant par les réseaux sociaux, voilà donc la vraie révolution de 2018 à mon sens.

Oubliées les soirées organisées entre jeunes pour tous les « amis », maintenant on milite ensemble. La toile regorge de groupes de partage. Cela va du plaisir de tricoter, de lire, d’écrire jusqu’au groupe d’influence ou encore de conseils.

Internet, c’est notre ami qui sait tout mieux que tous. Réponses à tout mais sans aucune assurance de véracité. Il est urgent d’apprendre le discernement à nos enfants et dans les écoles, et de garder le recul nécessaire entre le possible, le vrai ou le faux.

Alors en ce début d’année, pour notre clairvoyance, gardons l’œil vif, l’oreille tendue, le mot juste et le cœur ouvert.

Bettina, 3 janvier 2019