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A voté!
En France, alors que les hommes obtiennent le droit de vote en 1848, les femmes vont patienter presque un siècle, jusqu’en 1944 pour l’obtenir et 1945 pour l’exercer, mais ce n’était pas pour la première fois.

En 1302, les femmes et les hommes étaient convoqués aux États Généraux et participaient d’une façon ou d’une autre aux suffrages jusqu’à la Révolution. C’est à ce moment qu’elles deviennent des membres passives de la société au même titre que les enfants ou les domestiques.

Alors merci à Olympe de Goujes en 1791 qui écrit  la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Jeanne DEROIN qui tente de se présenter aux élections législatives en 1859, Hubertine AUCLERT qui fonde en 1876 le premier groupe suffragiste français : la société le Droit des femmes et merci à Léonie ROUZADE, Louise BARBEROUSSE, Paul DUSSAUSSOY, Ferdinand BUISSON, la journaliste Séverine, Suzanne LACORE, Irène JOLIOT-CURIE, Cécile BRUNSCHVICG, Maria VERONE, Marthe BRAY, Jane VALBOT, Louise WEISS et tant d’autres femmes et hommes d’avoir milité pour ce droit de vote et de candidature, chacune, chacun à sa façon qui nous permet cette libre expression aujourd’hui.

#democratie #vote #droitsdesfemmes #election #france Parrains Par Mille | PPM GROUPE SOS Nicolas Froissard Fondation des Femmes
Photo by Joel Muniz on Unsplash

EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

PETIT CŒUR DORÉ

Sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel étaient assis tous les cœurs du monde.

Il y avait les petits cœurs de toutes les couleurs, cœur doré, cœur bleu, cœur rose.

A côté les dissipés cœur de lion et bouge ton cœur, incapables de rester assis cinq minutes.

Grand cœur, cœur ouvert et atout cœur restaient tranquilles et souriants.

Cœur léger tenait la main de cœur d’artichaut, ils planaient un peu tous les deux, mais étaient toujours à côté de cœur lourd pour lui sourire.

Dans la boite, il y avait cœur brisé qui petit à petit se recollait.

Cœur de pierre lui avait un nuage rien que pour lui. Le nuage l’enveloppait de toute sa douceur pour le réparer.

Le cœur noirceur était collé à l’arc-en-ciel qui le noyait de toutes ses couleurs.

Oui sur le balcon au bord de l’arc-en-ciel, il y avait bien tous les cœurs du monde. Ensemble, ils regardaient vers la terre où tous avaient une histoire. Ils veillaient avec amour.

Petit cœur doré avait très envie de raconter son histoire. Il en avait croisé des cœurs dans sa vie sur terre.

 Les premiers, ceux de ses parents, lui avaient donné le rythme de la vie avec beaucoup d’amour. Tout était simple, sourire, dormir, manger, jouer.

A l’école, alors là, il y en avait des cœurs, mais c’était plus difficile. Il fallait décoder !! Il y avait des moments où la maitresse mettait tous les cœurs à l’unisson quand elle racontait une histoire ou quand c’était le moment de chanter. Pendant la récréation, c’étaient les cœurs à tue-tête.

« Cœur qui rit et cœur qui pleure, cœur qui crie et cœur puni ».

A la maison, d’autres cœurs étaient arrivés et il fallait se partager l’amour entre tous. Pas toujours facile de ne plus être le premier.

Petit cœur doré a eu le cœur brisé plus d’une fois. La première fois, ses parents lui ont dit que mamie au grand cœur était partie, il n’a pas compris. La mamie qui le prenait dans ses bras et lui donnait des bonbons en cachette n’était plus là dans sa maison. Elle était où alors ? Au ciel où elle se reposait d’une belle et longue vie. Petit cœur doré pensait qu’il l’avait fatiguée peut être en faisant des bêtises et des caprices. Non, ce n’était pas ça. C’était l’heure tout simplement de sa mort. Jésus veillait sur elle au ciel et ensemble ils veillaient sur lui.

Souvent, très souvent petit cœur doré se demandait si l’étoile là-haut c’était eux ou s’ils étaient assis sur les nuages encore plus haut. Il a mieux prié après. Il savait qu’il parlait à Dieu et à mamie, au cœur de sa mamie.

Petit cœur doré a grandi et après une longue maladie il est mort aussi. Les battements de son cœur se sont arrêtés, mais son cœur s’est trouvé gonflé d’amour auprès de Dieu et des hommes.

Dieu l’avait promis à Noé il y a très, très longtemps. L’arc-en-ciel est devenu le signe visible de l’amour de Dieu, de son alliance avec nous tous. L’arc-en-ciel, c’est le toboggan vers la vie et la remontée vers l’au-delà. De chaque côté, il y a un trésor à découvrir, l’amour !

Mais sur terre, cela ne tient qu’à nous, à toi petit cœur, à toi grand cœur, à tous les cœurs, en toute liberté, de garder la lampe allumée.

Bettina 22 octobre 2020

Parlons d’intuition

Une chose singulière que l’intuition, d’abord parce qu’elle se conjugue à l’unité, avoir une intuition, et ensuite parce qu’elle est intime.

Pour apprivoiser l’intuition, il faut y croire et apprendre à la recevoir. Cela nécessite une forme de calme et d’intranquillité qui nous oblige à nous ouvrir à la perception.

Plus simplement, il faut être à l’écoute et laisser passer les signes. Ils peuvent prendre la forme de rêves, de sensations, de rencontres, de surprises, autant de marqueurs dans notre inconscient.

J’ai tout d’abord l’intuition de Dieu, c’est ce qui fonde ma foi. C’est ce qui ancre l’inexplicable. J’ai accueilli cette sensation comme essentielle.

Ensuite, j’ai l’intuition de mes enfants. Pendant des années, je les ai ressentis, même à distance. Là, je peux parle d’intranquillité car l’intuition est souvent une alerte, la sensation que quelque chose va arriver. Se pose alors le problème de l’utilisation de cette information qui m’habite physiquement. Prévenir, alerter, attendre, faire confiance, envoyer des ondes positives, il n’y a pas de bonne réponse, juste la vie. Cette intuition maternelle s’est transformée au fil des années, comme si le transfert était accompli.

Et vient l’intuition au quotidien. La plupart du temps, elle sera suivie sans être conceptualisée, par habitude de prendre cette fraction de seconde avant d’agir. Mais on a aussi besoin de la solliciter selon les étapes dans nos vies, privée et professionnelle. Là, il faudra prendre le temps, offrir l’espace, et comme disait Einstein, « avoir cette sensation au bout des doigts ». Si l’intuition est singulière, notre personnalité est multiple. Pour répondre à une question envahissante, il va falloir aller chercher le bon allié en nous, le côté de nous qui peut agir au mieux. La réponse peut venir en rêve pendant notre sommeil ou bien pendant un temps de calme et d’introspection, divagation de l’âme.

L’intuition fascine. Instinct, présentiment, prémonition, don, magie ? C’est en fait une faculté à la portée de tous, notre « petite musique intérieure », une aide précieuse. Libre à nous de la suivre.

Bettina Kerstens-Mesclon

17 avril 2020

Il arrive un âge où on n’a plus d’âge. Je fais partie de la tribu des sexas, mot qui va très vite détrôner les quinquas, petits jeunes dans cette population qui vieillit lentement pourvu qu’on ait la santé bien sûr. Je fais partie de ces femmes de 60 ans qui ont élevé leurs enfants et accèdent enfin à la liberté de s’occuper d’elle-même (au moins un peu plus).

Alors la retraite, très peu pour moi. Tout d’abord la nécessité de travailler pour vivre et l’envie de rester dans le monde. Ensuite, moins regarder sa montre et goûter l’instant. Enfin profiter de notre parcours des années 60 à nos jours.

Ma génération a connu la naissance de la télévision, l’accessibilité aux voyages, la culture et la littérature, la naissance des ordinateurs et des modes de communication dont internet et le portable, le footing, la gymtonic et surtout le grand saut dans le melting-pot culturel et sociétal. Tout est sans cesse à redécouvrir et nous sollicite intellectuellement.

Ce qui sera le plus difficile, dans les années à venir, ce sera vivre ensemble. Je pense que l’on a tous besoin des autres pour vivre mieux. Je reste persuadée qu’un mot gentil, un sourire, une attention peuvent tout changer ou au moins la journée d’une personne et c’est un bon début. Je vais continuer à raconter des histoires et même si l’optimisme et la gentillesse sont des sentiments niais, je persisterai. À bientôt de vous écrire.

C’est l’été, la saison idéale pour parler d’amour paraît-il ?

Je n’en suis pas si sûre.

L’amour se rit du chaud ou du froid

C’est lui qui fixe la température

L’amour lie l’esprit au cœur, ton cœur à mon esprit ou mon cœur à ton esprit

Peu importe

Notre communication s’est faite sans filtres et sans filets.

Avons-nous eu le choix ?

Peu importe

L’instant a été instantané

Nos regards ont fusionné et nous vivons la révélation

L’amour nous emporte et la musique démarre

Que sera sera, what ever will be will be

L’avenir nous le dira

Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas seulement être aimée

Je veux être choisie.

Mais goutons l’instant présent et vivons l’été.

Bettina 25 juillet 2019

Mon roman à venir

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