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EXTRAIT « LE PETIT PAPIER »

« II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l’aube première
II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière
Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. »

J’ai ouvert un livre de poésie au hasard (qui n’existe toujours pas selon moi) et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre « C’est une chose étrange à la fin que le monde. »
J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes.

Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption

 » Ne cherchez pas d’excuses »

« foncez!! »

 

Fernando Pessoa : il y a toujours un élan créatif a tirer de toute advertsité !

« De tout il restera trois choses :

La certitude que tout était en train de commencer
La certitude qu’il fallait continuer
La certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, une danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…
une rencontre »

Un tatouage, c’est une marque volontaire et indélébile que l’on affiche sur son corps.

J’ai un tatouage, un coquelicot, cette fleur si forte et si fragile.

Le coquelicot dit: Rosée, tu es lourde ce matin, mes pétales ploient. Roule, gouttelette, va abreuver l’herbe et le sol. Laisse-moi mes heures vives, le carmin de mes atours. Réveille le vert de mes feuilles, nourrit mes racines.

Moi, coquelicot, ma vie est ici et mon temps est compté. C’est ainsi depuis l’éternité, mais sait-tu ce que j’aimerai? Une seule journée sans danger, où je pourrai tournoyer, laisser mes pétales étinceler, ma corolle tournoyer, mon rouge éblouir même le soleil et être beau, le coquelicot le plus beau.

Pour mes 60 ans, mes enfants m’ont offert un tatouage, un coquelicot à quatre pétales.

Je les ai dans la peau !

Merci à Carin Silver , Physalistatoo, Paris

La liberté, oui mais qu’est-ce donc ?

 Le prérequis est d’être vivant, enfin je crois.

Il ne faut aucune entrave, enfin cela parait logique.

Pouvoir bouger et se déplacer, évident ou pas.

Réfléchir, penser, avoir une opinion, possible pour tous ?

Parler, écrire, s’exprimer, à qui et pourquoi ?

Confinée et libre aujourd’hui mais hier ? libre et confinée dans mon monde ?

Alors chère liberté, j’écrirai ton nom, je goûterai à ta proposition, j’essaierai de t’apprivoiser, je penserai à toi et je te revendiquerai. Mais seras-tu là où je te veux …

Il arrive un âge où on n’a plus d’âge. Je fais partie de la tribu des sexas, mot qui va très vite détrôner les quinquas, petits jeunes dans cette population qui vieillit lentement pourvu qu’on ait la santé bien sûr. Je fais partie de ces femmes de 60 ans qui ont élevé leurs enfants et accèdent enfin à la liberté de s’occuper d’elle-même (au moins un peu plus).

Alors la retraite, très peu pour moi. Tout d’abord la nécessité de travailler pour vivre et l’envie de rester dans le monde. Ensuite, moins regarder sa montre et goûter l’instant. Enfin profiter de notre parcours des années 60 à nos jours.

Ma génération a connu la naissance de la télévision, l’accessibilité aux voyages, la culture et la littérature, la naissance des ordinateurs et des modes de communication dont internet et le portable, le footing, la gymtonic et surtout le grand saut dans le melting-pot culturel et sociétal. Tout est sans cesse à redécouvrir et nous sollicite intellectuellement.

Ce qui sera le plus difficile, dans les années à venir, ce sera vivre ensemble. Je pense que l’on a tous besoin des autres pour vivre mieux. Je reste persuadée qu’un mot gentil, un sourire, une attention peuvent tout changer ou au moins la journée d’une personne et c’est un bon début. Je vais continuer à raconter des histoires et même si l’optimisme et la gentillesse sont des sentiments niais, je persisterai. À bientôt de vous écrire.

C’est l’été, la saison idéale pour parler d’amour paraît-il ?

Je n’en suis pas si sûre.

L’amour se rit du chaud ou du froid

C’est lui qui fixe la température

L’amour lie l’esprit au cœur, ton cœur à mon esprit ou mon cœur à ton esprit

Peu importe

Notre communication s’est faite sans filtres et sans filets.

Avons-nous eu le choix ?

Peu importe

L’instant a été instantané

Nos regards ont fusionné et nous vivons la révélation

L’amour nous emporte et la musique démarre

Que sera sera, what ever will be will be

L’avenir nous le dira

Tout ce que je sais c’est que je ne veux pas seulement être aimée

Je veux être choisie.

Mais goutons l’instant présent et vivons l’été.

Bettina 25 juillet 2019

Mon roman à venir

Voir son livre en librairie c’est un vrai plaisir et une grande fierté.

Pourvu que les gens l’aiment et adhèrent à mon univers. Ils auront de nouveaux amis Anya et Leïla ainsi que Fred et Mika. Écrire pour créer des illusions réelles et des impressions, des sentiments, c’est une grande force.

Bonne lecture